Infertilité et Ostéopathie

Le cycle féminin est un fragile équilibre régit par des mécanismes physiologiques et psychologiques dépendant du système nerveux autonome (système nerveux végétatif) du système hormonal et du psychisme.

L’ ostéopathie parce qu’elle repose sur un raisonnement de cause à effet peut être une aide précieuse dans les déséquilibres gynécologiques invalidants pouvant conduire entre autre à des infertilités. Nous parlons donc ici d'infertilités fonctionnelles.

Les traitements allopathiques proposés généralement pour les troubles fonctionnels, sont souvent démesurés et non dénués d’effets secondaires. En effet, dans le cas d’une dysfonction mécanique, les médicaments traitent les effets et non la ou les causes, conduisant bien souvent les femmes dans des thérapeutiques de plus en plus lourdes.

Pour accompagner un couple dans ce long parcours de l’infertilité, il faut faire preuve de rigueur et de respect car il s’agit souvent d’une grande souffrance pour les parents.

Il est important d’aider ce couple avec l’honnêteté de dire simplement « nous vous accompagnions vers de meilleurs fonctions dans votre corps , la nature décidera de la suite ».

Le cycle menstruel de la femme dure généralement 28 à 30 jours et commence par l’apparition des règles. Chaque mois, un ovaire produit un follicule dans lequel se développe un ovocyte (ovule). Lors de l’ovulation (à J14 - mi-cycle), le follicule se rompt et l’ovocyte est repris par l’extrémité de la trompe. Pendant plusieurs heures, il progresse dans celle-ci. S’il rencontre des spermatozoïdes, la fécondation pourra avoir lieu.

L’ovocyte fécondé va se diviser tout en continuant sa progression dans la trompe vers l’utérus où il se transformera en embryon pouvant s’implanter environ 6 jours plus tard.

Il faut savoir que les chances de grossesse au cours d’un cycle pour un couple normalement fécond sont de l’ordre de 22%.

Les causes d'infertilité:

Nous en différencions deux principales, les centrales et les périphériques. 

Les causes centrales:

Les causes centrales sont essentiellement hormonales FSH RH (Hormone folliculo-stimulante) et LH RH (Hormone lutéinisante) en relation avec l’hypophyse et l’hypothalamus qui se situent dans la boite crânienne.

 

Cette relation étroite hypophyse/hypothalamus est donc  redevable de toutes les techniques d’ostéopathie crânienne et plus particulièrement des techniques « de libération des tensions de membranes ».

Le but étant de retrouver une bonne harmonie entre le crane et le sacrum, permettant ainsi de dynamiser et d’équilibrer le système neurovégétatif.

Les causes périphériques:

Les causes périphériques sont essentiellement mécanique et liées à des déséquilibres du petit bassin. L'ensemble des organes composant ce petit bassin doit être mobile et libre dans ces mouvements pour avoir une efficacité maximum.

" La structure gouverne la fonction, et vice versa", ce qui veut dire qu'une structure avec une moins bonne mobilité fonctionnera avec moins d'efficacité. 

Les traitements :

Le traitement du système circulatoire ovarien:

Toujours suivant les principes d’AT Still « la loi de l’artère », toute restriction de mobilité diminue la circulation des liquides (sang, lymphe, liquide céphalo-rachidien) entrainant un déséquilibre  local ou général.

 

Les principales fonctions de l’ovaire (ovule, progestérone et œstrogène) dépendent du système sanguin qui transporte les informations nécessaires hypothalamo-hypophysaire (système nerveux central) aux ovaires et vice versa, d’où l’importance de « l’équilibre cranio-sacré ».

La vascularisation artérielle, veineuse et lymphatique est donc essentielle,  elle même sous la dépendance de deux plexus nerveux : « plexus solaire » (situé juste sous du sternum)  et « plexus hypogastrique »(entre l’utérus et le sacrum) qui contrôlent la vaso-motricité de l’artère ovarienne.

Le traitement du bassin:

Toujours dans le but de redonner la meilleure mobilité possible afin de favoriser la fonction et d'améliorer la vascularisation le contenant (ici le bassin) doit être le plus mobile possible. 

Les os iliaques possèdent également des liens directs avec l'utérus par les ligaments larges.

Le traitement des reins :

Une restriction de mobilité au niveau des reins peut provoquer une mauvaise vascularisation des ovaires par la proximité du passage des veines et artères ovariennes.  (voir image ci-dessous)

Un travail sur le diaphragme peut également être nécessaire pour que celui-ci effectue correctement son rôle de pompe.

Le traitement des trompes:

Les trompes se situent entre l'ovaire et l'utérus. Sur tout leur long s'insère le ligament large. Une bonne mobilité (glissement) et une bonne motilité (étirement) de ces structures sont donc essentielles.

Le traitement de l'utérus :

C'est dans l'utérus que va s'implanter l'embryon. On ne doit pas retrouver de zone de tension afin d'augmenter la chance d'implantation. 

Une bonne mobilité favorisant une bonne vascularisation semble ici essentielle au bon déroulement du processus de nidation.

Le traitement de lames sacro-recto-genito-vesico-pubienne :

Plus communément appelé lames SRGVP, elles cloisonnent le petit bassin dans un plan sagittal. Elles soutiennent l'ensemble des organes du petit bassin et rejoignent les contours osseux à savoir le pubis et le sacrum.

La glande thyroïde:

Cette petite glande de seulement 20 g sécrète deux hormones indispensables à la croissance et au métabolisme des cellules, la T3 et la T4. Pas assez d’hormones (hypothyroïdie) provoque un ralentissement de toutes les fonctions. Trop d’hormones (Hyperthyroïdie) une accélération.

Dans les deux cas, une perturbation du fonctionnement des ovaires et des hormones féminines peut se produire.

Ces deux dysfonctionnements modifient en effet l’équilibre entre oestrogènes-progestérone. L’hypo- et l’hyperthyroïdie peuvent provoquer une ovulation de mauvaise qualité, voire son absence. Dans certains cas, le déséquilibre hormonal est tel que les règles peuvent même disparaître.

L’iode est en effet nécessaire à la production des hormones T3 et T4.


Pour que la thyroïde fonctionne bien, il faut en ingérer suffisamment. La consommation quotidienne moyenne est de 80 microgrammes, alors qu’elle devrait être de 150 microgrammes et de 250 microgrammes pendant la grossesse.

Aliments riches en iode:  lait, poissons et fruits de mer. Certains sels marins sont supplémentés en iode.

Il faut savoir que le tabac limite la pénétration de l’iode dans la thyroïde, une raison supplémentaire pour arrêter de fumer pendant la grossesse.

Chez l’homme aussi, un dysfonctionnement de la thyroïde peut être à l’origine d’une moindre fertilité. On observe des anomalies de la spermatogenèse (spermatozoïdes moins mobiles…) chez les hypothyroidiens comme chez les hyperthyroïdiens.
L’hypothyroïdie peut également s’accompagner d’une baisse de tonus général, peu propice à la libido.

Techniques s’adressant aux hommes:

Bien que les techniques s’adressent essentiellement à la femme, les raisons pour lesquelles la fécondation ne se produit pas peuvent être en partie dues à un dysfonctionnement de l’homme.

Et oui messieurs, l’infertilité n’est pas qu’un problème féminin!

Les dysfonctionnements masculins sont essentiellement hormonaux.

Le traitement consistera à travailler au niveau du système neuro végétatif  (système sympathique et parasympathique) et hormonal:

  • Libération des zones de tension ou blocage vertébraux en particulier sacrum coccyx, vertèbres dorsales, vertèbres lombaires …

  •  Amélioration de la fonction neurologique des différents plexus sacro coccygiens.

  • Traitement de la mobilité prostatique 

  • Amélioration de la fonction neurologique hypothalamo hypophysaire (technique ostéopathie crânienne)

 

 

CONCLUSION:

Comme vous avez pu vous en rendre compte si vous êtes arrivés au terme de cet article, l’infertilité c’est compliqué!

C’est en cas d’infertilité fonctionnelle, c’est-à-dire sans cause médicale répertoriée (trouble de la fonction, sans pathologie organique), que l’ostéopathie à toute sa place.

De nombreux blocages ostéopathiques peuvent être à l’origine d’une infertilité fonctionnelle.

  • Blocage du sacrum, des iliaques, ou du coccyx : ils sont le site d’insertion des ligaments de la sphère gynécologique. Ainsi, en cas de restriction de mobilité du bassin, des tensions anormales peuvent apparaître sur ces ligaments, puis sur l’utérus perturbant sa mobilité, et altérant alors sa fonction qui est la reproduction…..
     

  • Blocages vertébraux et en particulier au niveau des vertèbres dorsales et lombaires : entre les vertèbres passent des racines nerveuses se rendant à l’utérus (plexus hypogastriques ou pelvien et plexus solaire). Ainsi une restriction vertébrale peut être à l’origine d’une hyper contractilité de l’utérus, ce qui est à éviter. Ces mêmes vertèbres participent également à la régulation de la vasomotricité (circulation) de la sphère gynécologique. Une bonne vascularisation de l’utérus est évidemment indispensable à toute grossesse.
     

  • Restriction de la sphère crânienne. Au centre du crâne se trouve l’hypophyse, chef d’orchestre de la régulation hormonale. Or tout traumatisme sur le crâne, peut avoir perturbé son fonctionnement, via les os crâniens et les membranes intracrâniennes. Ce qui sera à libérer pour un fonctionnement optimum.
     

  • Blocages de la sphère gynécologique consécutivement à des traumatismes émotionnels. On peut retrouver des tensions du périnée et ainsi limiter la mobilité de toute la région gynécologique. 

Source - Le site de l'ostéopathie, gynécologie, infertilité et ostéopathie : lien site

© 2019 osteo-chatillon       Emilie Paupert - Arnaud Bardey       Ostéopathes Chatillon

Ostéopathe pour nourrisson      Ostéopathe du sport       Diplôme en 5 ans     

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